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Les instruments de l'Atelier David Boinnard dans le monde.




N
é en 1958 et originaire d'Orléans, David Boinnard se passionne très tôt pour la musique et particulièrement le clavecin (instrument à cordes pincées et à clavier). Après une école d'ébénisterie en Belgique (Institut Saint-Luc à Tournai) et un passage à Lille en tant qu'ébéniste, il installe son atelier de facture de clavecins à Foucaucourt, dans la Meuse, en 1978.




En 1992, la facture du XVIIe n’est absolument pas connue. L’atelier réalise en avant-première la copie d’un clavecin du XVIIe siècle d’après Tibaut de Toulouse.  Dans cet instrument, tout est réalisé par l’atelier en respectant les techniques de travail du XVIIe siècle. Laboratoire des techniques anciennes et traditionnelles : sciage du placage, façonnage manuel, ombrage des marqueteries au sable chaud, colles et liants naturels... - reconstitution de métal ancien pour les cordes... Cet instrument a été inauguré dans le cadre du festival Musique et Mémoire par Blandine Verlet. La confrontation de l’instrument au musicien a été très riche d’apprentissage pour développer la recherche sonore historique.


Quelques temps plus tard, ce choix précurseur emporte l’adhésion des clavecinistes et du monde de la musique ancienne.



E
n organologie, les textes anciens parlent de différentes techniques de cordage pour les clavecins. En 1994, il n’existait à priori pas de copie d’instrument encordé en boyau. David Boinnard construit un Lautenwerk (“luth mécanique”, clavecin cordé en cordes de boyau) en collaboration avec Alain Meyer (luthier et organologue). Cet instrument a permis de concrétiser plusieurs années de recherches organologiques et musicologiques. Il est aussi à l’origine d’une démarche de restitution (re-création) d’instruments très anciens qui n’ont pas encore été fabriqués aujourd’hui. L’atelier fait réaliser un jeu de corde spécifique en boyau par Aquila (spécialiste mondial des cordes en boyau). L’instrument a reçu un accueil enthousiaste de la part des musiciens et de la presse : il est utilisé dans de nombreux concerts et enregistrements.



Au fur et à mesure des visites des différents musées européens et des rencontres, l’atelier se constitue un fond documentaire important qui lui permet d’anticiper et de répondre aux demandes des musiciens et des musicologues.


En 1999, l’atelier réalise un virginal XVIe (instrument de la famille du clavecin de forme rectangulaire) à la demande de Freddy Eichelberger, alors claveciniste de l’ensemble Doulce Mémoire (l’original est conservé à Berlin). De part sa petite taille, il fait partie des instruments les plus difficile à réaliser et à faire sonner. L’atelier développe sa fabrication comme instrument d’étude pour les élèves.




L’atelier développe deux façons de travailler : fac similé d’après plan, ou la création / restitution d’instrument. La réalisation d’un instrument dont il ne reste qu’une gravure oblige le facteur à une grande part de création et d’immersion dans la pensée d’une époque pour retrouver le geste ancestral (naturel) qui présidait la facture d’un instrument avant que se soit installé la notion de “copie du passé”.


En 2002, le facteur construit un clavicythérium Renaissance. Cet instrument était une gageure à réaliser ; aucun instrument ancien connu, aucun document sauf une planche de Praetorius. On peut observer sur la gravure une règle qui a permis de vérifier les proportions de l’instrument dessiné. L’expérience acquise précédemment a permis la réalisation de ce clavicythérium Renaissance, qui, dès sa présentation, a séduit nombre de musiciens européens.


En 2004, il réalise alors une copie de l'instrument à clavier le plus ancien connu, un clavicythérium médiéval conservé à Londres. À l’issue de ce travail, un colloque est organisé à l’atelier qui permet de faire un point sur la facture et la musique des instruments à clavier de l’époque médiévale. Une trentaine de personnes est réunie autour de plusieurs spécialistes dont Denis Morrier (musicologue), Alain Meyer (organologue), Émile Jobin et David Boinnard (facteurs de clavecins), et plusieurs musiciens médiévistes.




Le niveau de compétences acquis permet à l’atelier de se poser en référent dans certains domaines spécifiques (facture médiévale, petits instruments originaux...) et de contribuer à faire avancer l’état de la recherche musicologique et organologique des domaines concernés.


Du fond de l’atelier jusqu’à la vie sur scène, David Boinnard fait vivre et accompagne le clavecin. Médiéval, baroque, renaissance et musique contemporaine se croisent au hasard des rencontres, et font partager la finalité de l’instrument : la musique. Une fois fini, le clavecin démarre une autre vie dans les mains du musicien.


C’est pourquoi l’atelier est partenaire d’Arte Intime depuis 2008. Développant la mise en avant des nouveaux modes de diffusion de la musique, Arte intime est né de la volonté de quelques artistes (musiciens et comédiens) de proposer des temps musicaux et artistiques dans un lieu intime, dans le but de rapprocher la musique de ses auditeurs. Arte intime s'attache à réinventer le concert et à le rendre accessible en bouleversant les habitudes d'écoute.
Arte intime



Depuis 2011, cette quête de l'histoire du clavecin et de sa musique se poursuit à Lille ; ces instruments sont régulièrement joués par des professionnels dans le cadre des rencontres organisées avec différents luthiers et facteurs d’instruments, ils sont joués par des clavecinistes et dans des ensembles de renommée mondiale.



Dernièrement, l'atelier a réalisé un virginal “mère et l’enfant” (virginal doté de deux claviers indépendants, il se compose en réalité d'un ensemble de deux instruments) ainsi qu'un lautenwerk à 3 jeux : deux 8' cordés en boyau et un 4' cordé en laiton. Il dispose de feintes brisées pour les ré# et mib et sol# et lab. Sa tessiture est de SOL à do.

L
’atelier a pour projet de réaliser un clavicythérium portatif. Il reste encore des terres vierges à explorer,  et le mystère de l’origine du clavecin à découvrir...

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Entretien avec David BOINNARD  (fichier PDF)  - propos recueilli par Alban THOMAS.

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Parallèlement à son activité de facteur, David Boinnard s’occupe d’événementiel et participe à plusieurs festivals et stages (Musique et Mémoire, ...). Il est membre fondateur du “Collectif Lorrain de Facture Instrumentale” (Colofin). David Boinnard participe régulièrement aux salons internationaux : Musicora à Paris, Musikmesse à Frankfort, Early Music Festival à Londres et se rend sur différents salons en Europe (Chartres, Nancy (F), Luxembourg-Ville (L), Zakopane (PL)...).

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1982 : Prix Régional des Métiers d’Art de la SEMA.
1986 : Dépôt d'un brevet de sautereau (brevet n°7540629 09 86).
2006 : L'atelier est labellisé "Entreprises du Patrimoine Vivant" (label EPV).
2011 : L'atelier est transféré à Lille.
2015 : Développement de système MIDI pour le clavecin
      


D
epuis 1980, l’atelier fabrique des instruments de facture historique adaptés aux exigences des musiciens. David Boinnard engage des recherches organologiques dans les domaines de la facture instrumentale encore non explorés. Il acquiert ainsi au fil des années une connaissance historique, théorique et pratique.